samedi 2 novembre 2024

Kewanee — Chapter 2: Opening of the Gate


Previous chapter: The Imhallat

The Opening of the Solstice Gate, like most Asgarthan major events, turned out to be a harsh day for the Stata Mater. Between the crowd surges and the Lyra fireworks, rescuers were overwhelmed. Although the main parade took place beneath the Rampart, more than a hundred kilometers away from the capital, the streets of Arkaster were still packed. Stationed near Clover Court, Kewanee had already escorted two injured residents to the nearest medical post. With the trams overflowing, reaching the Asklepian was not an option.

But even amidst the chaos, Kewanee preferred working over wandering aimlessly. This way, she didn’t have time to think. About the future. About who she was. Since failing the Imhallat ceremony, she had been utterly lost. Her fathers had tried to comfort her, but they simply didn’t get it. As for Tadao, though he tried to hide it, she could sense her mentor’s disappointment. After all the training she went through, the feeling that suddenly erupted in her life and ruined it all seemed like an unfair punishment. And since then, nothing—the Skein remained painfully silent. Had she chosen the wrong Oneiroï? Sacagawea was deeply connected to nature, after all. Had the brave interpreter deliberately stopped her from joining the Bravos? Kewanee had called to her countless times afterward, pleading for answers, but the Eidolon never appeared again.

Kewanee knew she should speak to the Muna, but she wouldn’t. She told herself it was because the druids were rarely seen in the city, but that was a poor excuse. Truthfully, she didn’t have anything to do with them. All she knew of them were stories about strange ceremonies involving animals. And the Bravos she trained with had a pretty low opinion of the Muna, calling them "slow," "weak," and "naive." Every other Faction contributed to a brighter, safer future for Asgartha. The Axiom innovated, the Lyra entertained, even the Yzmir—though they terrified Kewanee— occasionally aided the Rati in healing those wounded by the Tumult. But the Muna? They grew things. They defended animals, sometimes even against humans. No, she had nothing in common with them.

Her shift had just ended, and she was heading home when she heard a cry of distress from a nearby street. As a Bravos—no, not anymore—as a Stata Mater agent, she couldn’t ignore it. She followed the pained voice right into a procession. It sounded as though someone had fallen—a child, perhaps, or an elderly person—unable to get up in the crush of people. Was everyone really so blind as to ignore it?

As she got closer, Kewanee felt a strange unease. Despite the crowd’s singing and loud instruments, she could hear the cry distinctly, almost as if it were echoing within her mind. But when she finally reached the source, she found… nothing. No one was there.

Then she saw it. Lying on the ground, bleeding, its tiny chest rising and falling frantically—a raccoon. She had been answering the call of a bloody animal! After weeks of silence, this damned Skein had returned to bother her. Furious and disgusted, she turned away. This wasn’t her problem. It never would be.

Except now, she could feel its fear and pain as if they were her own.

Next chapter: Living Things

dimanche 8 septembre 2024

 La forêt en héritage

28 janvier 2024

 

J’ai grandi à Bullion, dans la Vallée de Chevreuse, au sud-ouest de l’Île-de-France. Quand j’explique cela à une personne d’ailleurs, elle se figure tout ce que la région parisienne inspire à l’imaginaire collectif. Pourtant, en allant vivre à Paris pour la première fois à mes dix-huit ans, j’ai changé de monde. Je n’avais plus à attendre trente minutes pour un bus qui en mettrait quarante à parcourir les douze kilomètres me séparant du lycée. Le tumulte de la ville remplaçait le chant des oiseaux, le grondement des cascades et le brame des cerfs. Mais plus que tout, je quittais la forêt. Si je devais représenter mon enfance, ce serait avec cette photo.

Je n’ai que récemment découvert à quel point la forêt était au cœur, non pas seulement de ma vie, mais de l’histoire de cette région depuis l’Antiquité. Commençons notre voyage par quelques cartes, à commencer par celle de l’Île-de-France actuelle.

Si on y voit bien la zone urbanisée dont les tentacules s’étendent de la capitale jusqu’à des villes comme Coignières, Les Ulis ou Arpajon, il serait bien malaisé de tracer à main levée la limite de la région francilienne. En revanche, on voit qu’elle englobe trois des cinquante-huit parcs naturels régionaux français, ainsi que les immenses forêts de Fontainebleau et de Rambouillet. Il faut donc remonter le temps pour comprendre l’origine de cette délimitation – et sa versatilité.

Si la préhistoire se trace mal sur une carte, on en sait nettement plus des dizaines de peuples Celtes (ou Gaulois) qui habitèrent l’Europe pendant plus d’un millénaire. Parmi eux, celui qui occupa la Vallée de Chevreuse est le peuple des Carnutes.

Ceux-ci occupaient le plateau de la Beauce, sur les actuels départements de l’Eure-et-Loir, du Loiret et du Loir-et-Cher, ainsi qu’une partie des Yvelines. La mythique forêt des Carnutes est connue comme le lieu de rassemblement annuel des druides gaulois, à l’emplacement de la ville de Chartes, qui leur doit son nom. Le peuple des Parisii, qui donna son nom à Paris, vivait plus à l’est. Depuis l’arrivée des Francs et jusqu’à la Révolution française, ce territoire change régulièrement de main au grès des transferts de titres, dans ou hors du domaine royal. Il est intégré de 1790 à 1968 au département de Seine-et-Oise, qui enclave celui de Seine – Paris et sa petite couronne.

Ce territoire n’est qu’une partie de ce que fut avant le Moyen-Âge la forêt de l'Yveline, qui ceinturait Paris jusqu'à la Seine au nord, et comprenait les forêts de Laye, de Fontainebleau, d'Orléans et de Dreux. Elle est ensuite tellement défrichée qu’au XVIe siècle il n’en reste que des massifs forestiers, dont la forêt de Rambouillet, qui devient un terrain de chasse royale. Des reboisements sont opérés à partir du code forestier de 1827, puis un plan d’aménagement datant 1892 est amendé plusieurs fois jusqu’à la tempête de 1999.

Je ne me fais pas d’illusions : la majorité des Franciliens n’a pas accès à ce cadre de vie privilégié. J’ai eu la chance (pour peu qu’on aime la nature) d’avoir des parents romantiques qui ont choisi la petite maison dans la prairie. Ceci dit, n’importe quel Parisien doté d’un Navigo peut s’y plonger pour une journée au bout du RER B. S’il vous faut encore une image pour bien vous projeter, sachez qu’au lieu des pigeons, j’ai grandi entouré de cerfs, chevreuils et sangliers, d’un renard curieux et de quelques vipères (ainsi que des poules, vaches, moutons).

Après avoir quitté les Yvelines pour mes études puis mon travail, le hasard fait que je m’y retrouve, au bord d’une autre forêt, celle de Saint-Germain. Ce n’est peut-être pas le rêve de tout un chacun, mais c’est le mien. Et maintenant qu’il vous est familier, arrêtez de dire que je suis parisien !

dimanche 28 juillet 2024

 Exploration du monde altéré

28 juillet 2024

Le jeu de cartes Altered prend place dans un univers original : notre monde après qu’il se soit brutalement mélangé à celui de l’imaginaire, l’Empyrée. Celui-ci abrite tous les personnages de la mémoire collective humaine : les Oneiroï. Ils viennent de notre Histoire et de nos histoires, nos légendes, nos fictions. Cet univers est ravagé par le Tumulte, mais il est également magnifique. Comment ne pas l’être quand l’imagination fusionne avec la réalité ? Les humains sont depuis capables d’altération : ils peuvent matérialiser ce qu’ils imaginent (les lecteurs de Fantasy de ma génération penseront peut-être au Dessin d’Ewilan). Des choses inanimées, mais aussi des représentations des Oneiroï : les Eidolons. Certaines tribus humaines ont fini par se rassembler et fonder une nouvelle société : Asgartha. Et celle-ci a enfin décidé de sortir de sa région protégée pour un Effort de Redécouverte du reste du monde. C’est là que nous intervenons : les joueurs incarnent des Exalts, le couple formé par un Altérateur et une Chimère (une créature du Tumulte), à l’avant-garde de cette expédition.

A l’heure où j’écris ces mots, nous n’en sommes qu’aux prémices de cet univers, mais il recèle déjà un potentiel merveilleux. Si vous voulez tout savoir, la lecture ne manque pas sur le lore du site officiel, le wiki fandom ou encore le salon lore du Discord. Sur ce dernier, nous avons la chance d’interagir avec le Créateur : Yoshi Mimura. Pour aller plus loin et si vous partagez ma curiosité insatiable pour l’imaginaire, je vous partage ici certaines de mes révélations personnelles suite à cette abondante lecture.

Commençons par deux cartes : nous avons trouvé Asgartha. Les contours de la Muir Concordia correspondent en effet exactement à la Mer de Marmara, et la capitale Arkaster se trouve précisément à l’emplacement d’Istanbul. Le nouveau berceau de l’humanité est en Turquie.

Cette déduction topographique est étayée par une seconde ethnologique. Les cartes de la première saison du jeu citent cinquante-cinq Oneiroï, que j’ai placé sur cette seconde carte.

On sait que suite à la Confluence, les tribus humains ont suivi un appel jusqu’à Asgartha : ce sont les Grandes Migrations. Leur mémoire révèle leur origine : deux foyers principaux apparaissent en Europe et en Asie. Quoi de plus logique dans ce cas que de se rassembler au « pont entre l’Est et l’Ouest » ? On peut aussi deviner que d’autres humains ont dû se réunir ailleurs : en Australie, en Afrique du Sud et Amérique du Sud, peut-être aussi au nord de le Sibérie. On espère un jour les rencontrer !

J’ai également compris des choses importantes sur l’Imagination. Les Eidolons ont une existence intrinsèque : même s’ils ont besoin du Mana fourni par les humains et sont teintés de l’esprit qui les invoque, ils peuvent parfois apparaitre d’eux-mêmes, et ont leurs pensées propres. Les Oneiroï dont ils émanent ne peuvent pas interagir directement avec les humains, mais les aident dans leurs rêves. Ils ont en effet besoin de leur mémoire pour continuer d’exister. Les Asgarthi se souviennent des Oneiroï de l’Ancien Monde (notre époque) comme nous nous souvenons de ceux de l’Antiquité. Un Altérateur peut aussi matérialiser tout objet, lieu, créature issue de son imagination, et les êtres qu’il imagine commenceront ainsi à exister dans l’Empyrée. Ce qu’il matérialise peut affecter la Réalité (un feu pour chauffer, un outil pour façonner, une saveur pour assaisonner) tant qu’il reste possible de concevoir cet effet : l’apport nutritionnel d’un aliment est trop complexe à imaginer pour qu’une nourriture matérialisée soit véritablement nourrissante. Par ailleurs, plus une idée est alimentée en Mana, plus elle a d’énergie pour affecter la Réalité et devient difficile à influencer.

Même si de nombreuses guildes et organes de la République en sont dissociés, les six Factions ont une place centrale dans la société asgarthi, et beaucoup de citoyens y sont affiliés. La première à avoir été fondée est celle des mages Yzmir. Leur soif de puissance et de savoir se heurte à la Rémanence, qu’ils cherchent à soigner. Ils surveillent également le danger que représentent les singularités du Tumulte. Vint ensuite l’Ordis, une Faction bureaucratique en charge du maintien de l’ordre et de la justice. Ses membres ont l’esprit lié par une mémoire collective : le Gestalt. Ils aspirent à comprendre les civilisations antiques. La Faction Bravos est plus individualiste : elle prône l’audace et l’amélioration permanente. Ses rangs sont composés de sportifs, d’explorateurs intrépides et guerriers téméraires. Elle aspire à retrouver Rune – le premier Haut-Roi d’Asgartha – et chasser les Léviathans – d’immenses Chimères parfois dévastatrices.

Les Lyra, artistes insouciants ou joueurs extravagants, sont le grain de folie asgarthi. Ils vivent de sensations et rêvent de transformations. Loin de craindre le Tumulte, ils y aspirent. Ils souhaitent retrouver la Tribu Perdue et celle des Exilés, et espèrent trouver chacun un jour leur Paramours. Les druides Muna sont plutôt en quête d’harmonie, et partagent leurs sensations avec d’autres êtres sensibles à travers le Skein. Ce sont eux qui pratiquent le Musubi, le rituel permettant de lier un Altérateur à une Chimère. Ils désirent trouver les Sarwa – des esprits-gardiens de la nature – et étendre le Skein. La dernière Faction formée est celle des ingénieurs Axiom. Leurs maîtres-mots sont l’innovation et le pragmatisme. Contrairement aux autres Factions, elle ne compte pas d’Altérateurs, mais plutôt des Opérateurs manipulant des Constructs. Les Axiom visent à démocratiser le Kélon et les Greffes, créer des automates, et trouver les Primordiae – quatre ressources mythiques.

Toutes les Factions œuvrent à l’intérêt commun, mais l’Effort de Redécouverte met en lumière leurs valeurs et objectifs parfois contradictoires. Les Muna veulent vivre en symbiose avec les créatures pacifiées du Tumulte, tandis que les Bravos les pourchassent ; les Lyra veulent débrider le Tumulte alors que les Yzmir veulent le canaliser. Les Axiom sont en quête de ressources, les Ordis de connaissances passées, les Yzmir de puissants secrets. Grâce à leurs Exalts respectifs, Asgartha se tourne enfin vers l’inconnu. Mais ne vous méprenez pas, c'est aussi une course, car chacun voudrait façonner à sa manière les terres au-delà des portes.



vendredi 19 juillet 2024

Kewanee — Chapter 1: The Imhallat


This story takes place in the Altered world.

Kewanee grew up in the steel maze that is Jusaka, across the street from a Stata Mater station. Through the porthole of her bedroom, she could see firefighters rushing out day and night to save Asgarthans from the flames. Her fathers were a constant reminder of how dull a job can get. Daddy Chayton worked at the Axiom Foundry but preferred joining a union than the Faction. Tadi found more interest in his work as a shoemaker, but would get very tired from commuting daily to Gwyntewyn. Naturally, Kewanee better pictured herself in the intervention brigade. Her parents gladly enrolled her in a sports club, so that when she reached the age of twelve, she easily joined the Stata Mater trainee program. 

For her courage and hard work, she eventually caught the attention of Tadao, a Stata Mater officer and Bravos veteran, who offered to take her as his new Bravos aspirant. The instruction, already tough, became harder than the metal surrounding them. Years passed, and Kewanee came to understand that although many firefighters were Bravos, their spirit was the opposite. When the brigade told you to “stay safe,” the Faction told you to “be bold.” 

In the spring of 392 AC, during the week prior to the Ryukkōsai, Tadao finally decided to subject Kewanee to the Imhallat ceremony. For the second time in her life, he led her up to Haven. She had never been so proud, nor so anxious. There, she stood in a carved hall, surrounded by Bravos heroes and Lyra bards. For days, she had wondered about the Eidolon she would call upon. Among the stories told by her family, the most Bravos-like she remembered was about the guide and interpreter Sacagawea. So, she called out for the Akaitikka, again and again, until the brave teenager finally appeared.

The Eidolon first questioned Kewanee about the Creed, her motives, her exploits. That was easy. But then she asked: “When summoned, will you join your sisters and brothers in their Leviathan hunt?” Before she had time to think about it, she suddenly felt overwhelmed by feelings. A thousand ones, all at once. Anger, fear, sadness. It was too much for her to bear. She kneeled. What was that? Could it be…The Skein? Yes, as she was about to become a real Bravos, the Skein touched her. When she finally managed to get back on her feet, she had her answer: no, she couldn’t harm sentient beings, not even Leviathans. But for Rune’s sake, what was she to do?

Next chapter: Opening of the Gate

samedi 22 juin 2024

 Le vote RN n’est pas raciste

22 juin 2024



Ce n’est pas une progression du racisme que l’on observe actuellement, les études sur le sujet indiquent même le contraire. Le vote RN a des origines variées : sentiment de déclassement, d’injustice, d’insécurité, baisse du pouvoir d’achat, rejet de la politique libérale incarnée par Macron. Pourtant, ces causes alimentent tout autant le vote de gauche. Il y a bien des ingrédients supplémentaires qui expliquent le choix du RN : le conservatisme, et le nationaliste, dont la xénophobie n’est qu’un cas particulier. Le conservatisme sociétal (famille traditionnelle, rejet de l’IVG, essentialisme, etc) se déporte au RN depuis que le camp macroniste a recomposé la droite en proposant un ultra-libéralisme économique associé à un certain progressisme sociétal (PMA pour toutes, IVG dans la Constitution, fin de vie). Le nationalisme quant à lui est l’addition de deux convictions : l’identité nationale et la préférence nationale.

L’identité nationale est l’opinion selon laquelle les membres d’une Nation partagent des attributs et une histoire communes. Cette idée remonte à la création des premiers Etats-nations européens, après la Révolution française. Il vise à rassembler les habitants du territoire du royaume autrement que comme des sujets du roi. Pour faire émerger cette unité nationale a été écrit un roman national : son histoire remonterait à Charlemagne et jusqu’aux Gaulois. Rappelons à toutes fins utiles que Charlemagne est également considéré comme le fondateur de l’Allemagne, et que la multitude de peuples gaulois – autrement appelés celtes – s’étendait de l’Irlande à la Turquie. L’identité nationale repose également sur des attributs communs : langue française, religion catholique, promotion de l’égalité et des droits de l’Homme (et pour certains : couleur de peau blanche). Enfin, cette identité nationale s’accompagne souvent d’une fierté exacerbée à faire partie de la communauté nationale.

La préférence nationale est l’opinion selon laquelle un Etat doit réserver la solidarité nationale aux habitants de sa nationalité. Cette idée place la nationalité d’une personne devant d’autres attributs, tel que son lieu de résidence. Dans un monde couvert d’Etats-nations, cela ne choque pas. Rappelons toutefois que cette conception n’est pas plus ancienne que la machine à vapeur. A titre plus personnel, imaginer que mon père anglais – après avoir vécu et travaillé vingt-cinq ans en France sans la nationalité française, s’y être impliqué bénévolement, y avoir payé ses impôts – soit privé de certains droits sociaux me heurte. Rappelons par ailleurs que cela est contraire à la Constitution française actuellement en vigueur.

Gardons-nous bien des généralités : avoir des convictions nationalistes n’implique pas forcément de voter pour le RN. Et la xénophobie, voire le raciste, s’ils se nourrissent du nationalisme, ne le caractérisent pas. En revanche soyons clairs : si les électeurs du RN ne sont pas – tous – racistes, islamophobes ou antisémites, on ne peut pas en dire autant des cadres de ce parti, et donc de la politique qu’ils mettront en œuvre une fois au pouvoir. Si vous pensez comme moi que ce scénario est à éviter absolument, je vous invite à reconsidérer votre discours : renvoyer le RN à son histoire ne permet plus d'en prouver la dangerosité ; le considérer comme un parti à part ne reflète plus la réalité à l'ère des populismes ; et souligner ses incohérences n'est malheureusement plus percutant (voir Hannah Arendt sur les contradictions assumées des "mouvements", ou Macron réélu sans programme et son gouvernement qui se déjuge constamment). Considérez également que le libéralisme au pouvoir est plus "extrême" pour les victimes de "plans de sauvegarde de l'emploi" que "l'extrême droite". Alors insistons sur ce que l’idéologie du RN a elle-même d'extrême : la hiérarchie des citoyens et des habitants, l'influence d'idéologues racistes, la proximité avec Poutine, le recul des droits des femmes et des personnes LGBT.

jeudi 30 mai 2024

 Le conflit israélo-palestinien n'est pas un problème de religion, mais de nationalisme. L'islam et le judaisme cohabitent sans problème dans de nombreux pays, sans parler de tous les Juifs arabes et Israéliens musulmans du monde. 

 Il y aura certainement un Tchernobyl de l'intelligence artificielle : une catastrophe aux conséquences dramatiques, causée par un mélange d'incompétence et d'une sécurité insuffisante. Mais comme pour Tchernobyl, ce ne sera pas la fin du monde, et des règles bien plus drastiques s'en suivront.